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Deuil périnatal : que dire ? Quoi faire ?

deuil que faire

Deuil périnatal, aides pour les parents

 

Quand une famille ou des amis sont confrontés au deuil périnatal, l’entourage ne sait souvent pas quoi dire, ni quoi faire pour aider les parents endeuillés.

Dans cette épreuve, rien ne pourra jamais remplacer la perte de l’enfant qui n’est plus là. En revanche, pour les mères et les pères endeuillés se sentir entourés est souvent d’une grande ressource.

Pour mieux comprendre les différentes facettes de cette problématique, consultez l’article : Surmonter le deuil périnatal.

Avant de détailler les ressources pour savoir quoi faire face au deuil périnatal, voici une vidéo instructive :

Deuil périnatal : comment aider ?

Face au deuil périnatal, les proches veulent souvent aider, mais ne savent pas comment faire. Comme l’enfer est pavé de bonnes intentions, je vais exposer ici ce qu’il ne faut jamais faire et ce que vous pouvez faire pour aider les mères en deuil et les pères.

 

D’abord, face au deuil périnatal, ce qu’il ne faut pas faire.

Pour aider des parents qui viennent de perdre leur enfant (IMG ou autre cause de décès), il y a d’abord des phrases à ne pas dire.

Par exemple :

– Vous en referez un autre

– Ca ne sert à rien de pleurer, il ne pouvait pas vivre

– Il n’est même pas né, tu ne l’as pas connu

– Celui-là ne compte pas

– La nature fait bien les choses

– vous avez déjà deux enfants, estimez vous heureux.

– Vous êtes jeunes, vous en aurez d’autres.

– Passe à autre chose, la vie est longue.

Ce type de phrases même si elles peuvent être dites avec les meilleures intentions du monde sont des blessures pour les parents et, dans cette épreuve, ils s’en passeraient bien.

 

En résumé, tout ce qui nie la douleur des parents doit être évité.

 

Ensuite, ce que vous pouvez faire pour aider des parents en deuil.

 

Deuil périnatal : Apporter son aide aux parents

Ce qui aide, c’est d’abord considérer la douleur de la perte d’un bébé, la prendre en compte, l’entendre.

Rappeler aux parents l’amitié, l’amour que vous leur portez. Cela peut passer par des messages écrits, ou vocaux comme par exemple :

« Ma chère amie, tu sais l’amitié que je te porte. Dans l’épreuve que tu traverses, sache que toutes mes pensées t’accompagnent et que je suis là si tu as besoin de quoique ce soit à n’importe quelle heure du jour et de la nuit ».

Etre présents aux funérailles même si vous avez des obligations professionnelles importantes. Il y a des moments dans la vie où l’humain doit primer. Pour les parents en deuil avoir une présence réelle et discrète (non intrusive) des proches est réconfortant même s’ils ne le manifestent pas.

 

Rappeler aussi que malgré cette épreuve terrible, et même si en ce moment cela paraît irréel, des moments de joie seront présents dans le futur et qu’en attendant des jours meilleurs, vous serez là.

 

L’entourage, les proches, les ami(e)s peuvent également proposer leurs aides concrètes pour soulager les parents du quotidien comme aller conduire les autres enfants de la fratrie à l’école, faire des petites courses, apporter des repas tout prêts pour veiller aux besoins essentiels (manger, dormir), faire la vaisselle, sortir la poubelle… en fonction de votre degré d’intimité, bien-sûr. Ce sont des « petits riens » qui soulagent.

 

Les soutiens peuvent être également de proposer des conduire la mère ou le père endeuillé dans les démarches administratives, aux groupes de soutien, aux rendez-vous médicaux.

 

Comment faire pour aider concrètement ?

Le tout est de tendre des perches, de signaler sa présence pour que les parents en deuil se sentent entourés et aimés. Toutes les sollicitations ne seront pas reçues de manière favorable et il ne faut pas en prendre ombrage. Cependant, si certaines aides sont acceptées, elles aideront beaucoup les pères et les mères en deuil.

 

Sur la durée, envoyer un message de soutien, d’amitié le jour « anniversaire » de la mort de l’enfant est aussi important pour les parents. Ils ne répondront pas forcément, mais cela réchauffera leur cœur de savoir que d’autres personnes pensent à leur enfant disparu.

 

Etre soi-même accompagné pour aider les parents dans cette épreuve peut également être très utile. Cela permet de prendre de la distance, de se dégager de sa propre histoire et donc de ne pas envahir les parents en deuil avec des évènements qui ne les concernent pas, si douloureux soient-ils pour l’entourage. Dans ce type de situations, les maladresses peuvent être nombreuses ce qui est dommage car elles laissent des traces.

Il y a d’abord, le soutien psychologique à l’entourage est souvent possible avec un pédo-psychiatre (en sachant qu’il faut que vous vous sentiez bien avec ce professionnel et si ce n’est pas le cas, il ne faut pas hésiter à changer).

Ensuite, il y a les associations (Apprivoiser l’absence, La petite Emilie, …) qui peuvent également aider l’entourage à mieux aider les parents en deuil périnatal dans leurs permanences.

 

Crédit photo que faire deuil périnatal que dire : © James Thew – Fotolia.com

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