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Comment composter ses déchets en ville ?

Vouloir composter ses déchets en vert en ville a longtemps relevé de l’utopie.

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Le compostage urbain expliqué

Or, depuis plusieurs années maintenant, beaucoup de solutions émergent pour permettre aux urbains de faire de leurs déchets, de l’or vert.

Pour cela, il existe deux types de situations bien distinctes.

La première, les services publics mettent en place des structures et équipements pour permettre aux administrés et citoyens responsables de valoriser leurs déchets organiques. C’est la solution idéale, malheureusement, peu fréquente.

La seconde, une personne en a assez de jeter ses déchets de cuisine dans la poubelle générale du tri quand il est possible d’en faire du compost. Dans ce cas-là, il est tout à fait possible de faire un compost en ville. Je vous dis comment faire et comment éviter les déconvenues.

 

Compost en ville : quand les services publics permettent un bon fonctionnement

Mettre des déchets organiques à incinérer, c’est une aberration.

En effet, les déchets de la cuisine sont gorgés d’eau. Il va donc falloir beaucoup d’énergie pour les détruire, ce qui est un non-sens économique, mais aussi environnemental (ce qui va souvent ensemble).

Certaines mairies ou communautés d’agglomération ont donc pris les choses en main en proposant différentes manières de faire du compost.

Il y a d’abord, les bacs organiques qui permettent d’apporter les déchets verts dans les parcs ou au coin de la rue.

Il y a les bacs à compost dans les jardins partagés.

Il y a aussi les mises à disposition de lombricomposteur pour les administrés.

À titre d’exemple, voici les différentes possibilités existantes pour composter ses déchets ménagers en ville :

 

Il n’y a pas vraiment de consensus sur la meilleure méthode pour composter ses déchets en ville.

À mon sens, il faut trouver la méthode qui s’intègre bien à votre mode de vie. Tout simplement.

 

Comment composter ses déchets verts quand rien n’est prévu ?

Quand rien n’est prévu pour composter ses déchets verts et que vous voulez tout de même le faire (je vous comprends bien), vous aurez tout de même plusieurs choix.

 

Tout d’abord,la question essentielle à se poser est :

Avez-vous un petit jardin ?

Si oui, il y a la solution des composteurs classiques. Pour votre choix, il vous faudra simplement choisir un composteur qui garde bien la chaleur pour que le compost se décompose sans être ralenti par la fraîcheur de l’hiver.

 

Si vous n’avez pas de jardin, il vous reste plusieurs possibilités comme de choisir entre le lombricomposteur ou le Bokashi.

 

Le fonctionnement d’un lombricomposteur repose sur l’action des lombrics (vers de fumiers) qui vont manger les déchets vers pour en faire du compost.

C’est une technique de compostage en ville assez simple à mettre en place. Il y a fréquemment quelques soucis avec un lombricomposteur. Mais avec de bons conseils et des échanges d’expérience, il est possible de trouver des solutions simples pour avoir un compost de qualité rapidement. Par ailleurs, tous les déchets ménagers ne peuvent pas être mis dans le lombricomposteur.

 

En revanche, il est possible de tout mettre dans un seau à compost Bokashi.

Le principe du compostage par Bokashi est la fermentation. Grâce à l’action des micro-organismes, les déchets vont fermenter très rapidement. En trois semaines, l’intégralité du seau à bokashi hermétiquement fermé sera fermentée.

 

Ces deux techniques bien différentes de compostage en ville apportent des nutriments variés à la terre, favorisent de belles plantations et permettent d’avancer dans une démarche 0 déchet.

Après usage des deux méthodes, j’avoue que je les trouve très complémentaires.

Du coup, j’ai les deux. Les seaux à Bokashi que j’ai fait moi-même sont à la cave, tout comme le lombricomposteur.

Une fois que le lombricompost et le compost Bokashi sont prêts, je les mets dans un pot à olive (très hermétique, léger et récupéré à la fin d’un marché).

Direction : la campagne, pour mes plantations. Ces deux composts vont enrichir la terre (assez pauvre à la base), ce qui m’est bien utile, notamment pour mes cultures de rhubarbe.

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